net addict

Internet est une drogue. Une fois que tu as ouvert ta toute première page Firefox (ou Internet Explorer pour les malheureux), tu te retrouves comme … branchée sur un port usb de ton ordi, sans pouvoir t’en décoller. Cela fait bien longtemps que je suis accro au net et malheureusement je pense qu’au stade où j’en suis arrivée, aucun centre de désintox ne pourrait quoi que ce soit pour moi.

Comment se passer d’un outil aussi merveilleux ? Qui permet d’une part de rester informée en temps et en heure de l’actualité (toujours commencer par présenter les arguments sérieux), qui permet d’acheter tout un tas de choses dont on a plus ou moins besoin, mais qu’on ne trouverait pas forcément près de chez soi. Qui permet aussi de rencontrer des gens (et pas que sur Meetic), pour partager sur des sujets qu’on aime, pour rigouler, s’amuser … Internet permet de retrouver des gens qu’on a perdus de vue, des amis d’enfance, et même des gens qu’on voulait pas vraiment retrouver parce qu’on était bien content de plus les voir (merci Copains d’Avant, Facebook). Tu peux aussi jouer en ligne, faire tes devoirs (en terminale j’allais chercher les corrigés des annales sur le net c’était bien pratique), et raconter ta vie même quand elle n’est pas intéressante (c’est pas ça le principe du blog ? « laché lé com’s ») … Et puis tout plein d’autres choses qui me viennent pas en tête là maintenant tout de suite.

Alors quand, pour une raison ou pour une autre, comme moi, tu te retrouves du jour au lendemain privée de ce merveilleux outil, c’est le drame. Oui, c’est ce qui m’est arrivé cette année. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais ma voisine du dessus a déménagé, et n’a pas oublié d’emporter avec elle sa NeufBox (vraiment dommage). Curieusement, je suis toujours vivante, même après avoir passé cette longue année avec l’impression d’être totalement à côté de la plaque, éloignée de toute civilisation (peut-être que j’exagère, ok, mais j’ai pas la télé donc imagine un peu).

Je me suis retrouvée dans mon petit appartement, toute seule, sans internet. Enfin, presque toute seule … Il y avait bien sûr le moustachu, qui ne manque jamais une occasion de me rappeler sa présence. Et je suis alors passée par une série de phases assez étranges.

Phase 1 – « C’est pas grave, je ne suis pas accro de toutes façons, je peux survivre sans internet, bien sûr que je peux. » Réaction naturelle, s’enfermer dans le déni et croire naïvement qu’on parviendra à trouver d’autres activités, à sortir, à combler un manque qu’on ne veut pas admettre. Mais au bout de quelques sorties ta carte bancaire crie famine. Tes copines ne sont pas à ta disposition 24h sur 24. Et tu te retrouves seule dans ton appartement à tourner en rond sans savoir quoi faire.

Phase 2 – « Où qu’c’est que j’peux bien trouver une connexion ? ». Telle une chercheuse d’or, tu commences à errer en quête d’une connexion (gratuite, t’as pas de sous je te rappelle). Malheureusement, il te faudra sortir de chez toi pour capter correctement et gratuitement, et c’est loin d’être pratique. Toi et ton ordinateur portables échouerez sur les bancs de la fac ou à une table de MacDo, ce qui s’avérera être loin de l’idéal. Et puis c’est quand même lourd à porter un ordinateur pour ta petite épaule fragile. Et tous les jours, c’est vite fatigant …

Phase 3 – « J’abandonne … » Oui tu abandonnes mais à moitié seulement. Fini ton blog chéri, tu n’as plus le courage de le mettre à jour, terminés les jeux vidéos, la connexion est trop mauvaise pour que tu puisses y jouer sans que ça rame … Mais malgré cela, tu restes en état de manque. Et tous les moyens sont bons pour rester un minimum « connectée ». Tu harcèles tes proches au téléphone pour qu’ils te lisent tes mails. Tous les jours.

Et puis un jour, telle une étincelle dans l’obscurité (comme c’est beau ce que je dis), une connexion NeufWifi se trouve à portée de ton ordinateur, qui parvient à s’y connecter …… Ou alors tu craques et tu t’offres internet à 30€ par mois, sachant que dorénavant ton alimentation se composera exclusivement de pâtes et de riz. Peut-être que j’exagère.