je pourrais postuler pour vie de merde (il paraît)

Mais j’aime pas ce site. Donc je garde ma vie de merde pour moi !

la promenade du chien à carouge
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Je t’avais parlé il y a quelques temps des dames qui venaient travailler dans le hall de mon immeuble. C’était à la fois drôle et inquiétant : si elles avaient trouvé le moyen d’entrer, ça voulait dire que tout le monde pouvait entrer, ou qu’elles avaient une clé, et que demain on pouvait se retrouver avec un campement de SDF (ou pire).

J’avais appelé l’agence qui gère l’immeuble pour leur faire part de la situation, et celle-ci m’avait prise très au sérieux vois-tu. Elle m’avait dit qu’elle ne pouvait rien faire pour moi, qu’il fallait que je continue de les chasser ou que je dépose une main-courante à la gendarmerie, qu’elles finiraient par se lasser (!). A ma demande de changer la serrure de la porte d’entrée, elle a sous-entendu que c’était quelqu’un de l’immeuble qui ouvrait à ses dames, et a répété que non, ça n’était pas possible. En gros, « va chier ». J’étais blasée.

Et puis, surprise, quelques temps plus tard, un petit mot est apparu sur la porte de l’immeuble. « La serrure de la porte principale va être changée ». Quand, comment, par qui ? Mystère ! Petit mot anonyme qui a disparu au bout de quelques semaines. Je m’inquiétais quand même de rentrer chez moi un soir et de me retrouver à la rue, ainsi après concertation avec mes voisines du dessus, je me suis aperçue qu’elles entraient dans l’immeuble grâce une clé ouvrant à l’interphone, tandis que ma grosse clé ouvrait elle à la porte d’entrée. L’une de mes voisines m’a proposé de faire un double de la sienne, on s’est mises d’accord pour le faire plus tard, et on est parties en vacances de noël.

Target: Papá Noel
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Je suis partie mardi dernier (le 22), et quand je suis revenue pour travailler vendredi soir, surprise ! Une serrure toute neuve… J’étais coincée dehors, un vendredi 25 décembre : tout était fermé. L’agence aussi. J’ai pas le numéro du propriétaire. Les voisines étaient toujours en vacances. La poisse quoi. Et en plus il faisait froid ! Je voulais pas que le moustachu attrape un rhume.

Dépitée, je suis allée à la hutte à pizza pour leur dire que je pourrais peut-être pas travailler ce soir-là, pour cause de « j’ai-nulle-part-où-dormir-ce-soir » et là, miracle : on m’y a prêté un pass du genre de ceux de la poste qui ouvrent toutes les portes d’immeubles. J’essaie. Et ça a marché ! (ouf, je commençais vraiment à paniquer et mon téléphone avait presque plus de batterie)

Le lundi, j’ai foncé à l’agence, prête à râler et à faire des moulinets avec mes bras. Mais y’a pas eu besoin, j’ai pu avoir un pass pour l’interphone…

Affaire à suivre donc, parce que l’agence n’était pas au courant du changement de serrure, mon voisin du dessous n’a probablement pas de clé, et il va bien falloir que je l’aie un jour quand même, la clé de la porte.

subway

Ce week end, je me suis prise pour Indiana Jones (au féminin), et j’ai décidé de faire une folie : traverser la jungle de Paris, par le dessous. Je peux maintenant dire : Paris, j’ai vu ta petite culotte, et c’est pas joli*.

20091101-315
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* Notez mes jeux de mots de qualité.

Donc je disais, je suis allée à Paris. J’ai pris le train et je suis arrivée à la gare Saint Lazare. Jusque là pas de problèmes, la SNCF et moi on commence à bien se connaître même si j’ai fait la regrettable erreur de ne pas renouveler mon abonnement étudiant … Faudrait vraiment que je le fasse car la borne se moque de moi quand je paie plein tarif pour aller voir mes parents.

Bref, une fois à Saint Lazare il a fallu que je prenne le métro. Et c’est là que ça a commencé à se corser, parce que tu vois, la gare Saint Lazare est en travaux (j’aimerais bien voir à quoi ressemble cette gare quand elle est pas en travaux parce que je l’ai jamais vu pas en travaux justement).  J’avais bien entendu laissé mon sens de l’orientation (quasi inexistant) au vestiaire, sinon ça aurait pas été drôle. Mais comme je ne suis pas blonde, j’ai réussi à suivre les indications pour aller jusqu’au métro. J’ai même poussé le vice jusqu’à trouver la ligne 13 du premier coup, dans le bon sens, et à arriver sur le quai en même temps que la rame de métro.

First Westbound Run
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Et là je suis tombée sur des parisiens. Fatalement ça devait arriver, je m’y étais préparée, mais voilà, les parisiens sont pressés, les parisiens sont aigris, les parisiens sont ronchons, les parisiens sont vraiment pressés. et j’ai du mal à m’y faire. J’ai donc assisté, moi petite provinciale, à un spectacle assez pitoyable. Le spectacle d’une femme qui ne supportait pas de devoir rester debout parce qu’une handicapée avait « foncé » sur la place qu’elle convoitait et lui avait sorti la carte attestant son handicap. Une femme qui n’hésitait pas à laisser sa frustration envahir le métro et à critiquer ouvertement celle qui avait « volé » sa place. Triste.

Après ce moment d’anthologie, j’ai voulu acheter un ticket pour le RER. Sauf que le guichet était fermé, et que la borne vendait des tickets pour tout (métro, RER, et même si je doute du fait qu’elle puisse vendre des billets d’avion, je suis sûre pourtant d’avoir lu « aéroport » quelque part). Je suis donc restée perplexe devant cette machine qui ne répondait pas à mes questions. Et j’ai du appeler mon papa. (Pour l’émancipation c’est raté… Comment ça je suis déjà majeure?) Grâce à lui je suis évidemment arrivée à destination, ouf.

plan intéractif de métro (PARIS,FR75)
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Mais je me rends compte que je n’ai absolument aucune idée du trajet que j’ai pu faire dans Paris. Est-ce que je l’ai vraiment traversée ? Est-ce que je l’ai contournée ? Où se situait la sation de métro de ma correspondance ? Heureusement que j’avais mon trajet en tête avant d’arriver sur place, parce que quand je regarde une carte du métro parisien j’ai l’impression d’observer un plat de spaghettis. Parfaitement, un plat de spaghettis.

Je ne pourrais pas habiter à Paris. Même si je suis consciente qu’il y a probablement des parisiens adorables, même si j’ai des amies qui vivent à Paris, même si j’ai de la famille qui vit à Paris … Je ne pourrais pas moi-même m’installer dans un endroit où j’ai l’impression d’être seule contre tous, où règne la loi de la jungle, où la solidarité ne doit pas exister, où tout le monde est trop pressé pour s’arrêter et regarder ce qui se passe autour. Ouais pi je suis peut-être un peu agoraphobe sur les bords, ça doit jouer.

J’aime ma Normandie.

Pink nose
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